Paris 75007 : Fondation Charles de Gaulle
5 rue de Solférino, 75007 Paris
De 19:00 à 21:15 : Au programme de la Nuit du Droit 2026
À l’occasion de la Nuit du Droit 2026, le lundi 05 octobre, Hervé Gaymard, le Président de la Fondation Charles de Gaulle a le plaisir de vous convier à une soirée d’échanges.
Le Président de la République : quel chef pour quel État ?
Événement gratuit avec inscriptions en ligne sur le lien : Nuit-du-Droit-2026
Au programme :
Intervenants :
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- Georges Bergougnous
- Anne Levade
- Arnaud Teyssier et Eric Thiers
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Modération :
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- Frédéric Fogacci
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Pour démarrer la réflexion : « Il ne lui manquait que deux choses : qu’il fut un chef, qu’il y eut un État »
La célèbre et lapidaire formule du Général au sujet d’Albert Lebrun, président en 1940 de la IIIe République finissante, définit en creux une double exigence pour le Chef de l’État dont les prérogatives seront définies par le texte constitutionnel de 1958 et par ses évolutions ultérieures. D’une part, il s’agit pour lui d’incarner l’État et donc de calquer son action sur une temporalité longue (d’où le choix du septennat). D’autre part, il s’agit de donner de grandes impulsions, notamment dans des domaines stratégiques (Défense, politique étrangère) tout en laissant le Gouvernement assurer la gestion quotidienne des affaires. Cette conception, définie par la Constitution, mais aussi par des usages (notamment dans la relation avec le Premier ministre), se trouve progressivement remise en cause par les périodes de cohabitation, à compter de 1986, puis par le quinquennat, adopté en 2000. D’autre part, le Chef de l’État incarne et représente la France et se pose en garant de la souveraineté appartenant au peuple français, qu’il a le pouvoir de consulter par référendum. Il détient le bouton nucléaire. Autant de fonctions dimensionnantes qui justifient la volonté du Général de voir les Français choisir le titulaire de l’Élysée au suffrage universel direct.
Ce modèle semblant aujourd’hui contesté, voire en crise, il s’agit, en cette année d’élection présidentielle, de poser un certain nombre de questions : d’abord celles tenant à la conception gaullienne du Chef de l’État, et à la manière dont elle a été interprétée par les successeurs du Général, d’autre part à une forme de réattribution des pouvoirs qu’aurait engendré le quinquennat (qui a sans doute fait plus franchement du président de la République le chef du Gouvernement), l’impossibilité d’exercer plus de deux mandats (qui fragilise le Président lors d’un éventuel second mandat), la reparlementarisation du régime avec la crise du fait majoritaire, et enfin le poids croissant des normes et enjeux de constitutionnalité (liés notamment à l’intégration européenne).
La soirée se déroulera donc en deux temps :
♦ Un débat sur la conception de la fonction présidentielle selon les textes et les usages, avec les interventions d’Anne Levade (Professeur de Droit public à l’Université Panthéon-Sorbonne) et de Georges Bergougnous (Membre du Conseil d’Administration de l’Association française de Droit constitutionnel et du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle) ;
♦ Un débat sur l’évolution contemporaine de la fonction présidentielle, avec les interventions d’Arnaud Teyssier (Haut-fonctionnaire, Président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle) et d’Éric Thiers (Haut-Fonctionnaire, Chercheur associé au CEVIPOF).
Nous vous attendons nombreuses et nombreux !