Syndicat des avocats de France, en partenariat avec le Syndicat de la magistrature, l'A3D, la Cimade et le GISTI

17ème chambre correctionnelle Palais de justice de l'Île de la Citée, Paris

De 18:00 à 20:00 : LE PROCÈS DE LA DEMATERIALISATION DE LA JUSTICE

Juridiction numérique délocalisée, plateforme nationale dématérialisée, terminaux et bornes dans les points d’accès au droit, audiences par visioconférence et, qui sait, bientôt par traitement automatisé, directement accessible dans des applications pour smartphone. C’est l’avenir déshumanisé promis au service public de la justice.

La dématérialisation serait-elle le remède miracle à la lenteur et la complexité de la justice, simplifie-t-elle vraiment les droits des justiciables ? Que cachent ses algorithmes?

 

Selon la ministre de la Justice, l’immobilisme technologique – largement caricaturé – condamnerait le service public à « disparaître ».

 

Chargé de la protection des intérêts de la société, l’égalité devant la justice et l’accès au droit, la défense d’une justice indépendante, impartiale et humaine, le ministère public a décidé d’engager des poursuites contre la dématérialisation de la justice.

 

Elle sera jugée –  hors sa présence physique – à la 17ème chambre correctionnelle du palais de Justice de Paris, notamment pour des faits de :

– déni de justice

– discriminations

– intrusion dans un établissement dans le but de troubler l’ordre (judiciaire)

– immixtion dans l’exercice d’une fonction publique.

 

Président du tribunal : Laurence ROQUES, avocate  présidente du SAF

Ministère public : Laurence Blisson, magistrate, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature

Avocat : Noura AMARA-LEBRET, avocate au barreau d’Angers, membre du SAF

 

Des témoins se succéderont à la barre afin que le tribunal soit parfaitement informé des faits de la cause.